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Le Chant de
l'Unité |
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Kototama, le Chant des mots-âmes :
formations sur Paris et en Suisse |
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"Onsei"
signifie "son" en Japonais. Les deux idéogrammes qui composent ce
mot expriment l'idée que la vibration de la voix émanant de soi permet d'être
"comme
un soleil debout",
c'est-à-dire en reliance, dans la verticalité de la conscience, avec notre
dimension la plus lumineuse, rayonnante, éclairée/éclairante.
"Do" signifie "la Voie", le chemin sur lequel le pratiquant avance
pas à pas vers lui-même.
Onsei-Do est donc "la Voie du Son", pont sonore entre esprit et
matière, entre conscience et expérience, entre absolu et relatif, dont la
pratique permet de retrouver notre nature originelle, avant l’identification au
rôle du « je » que nous croyons être.
L'Onsei-Do propose une approche à la fois ancestrale et originale au niveau de
la pratique du Son. Ancestrale, de par sa connexion originelle avec l'antique
principe de Kototama, enseignement millénaire de l'art de la maîtrise du
Son par la pratique des "mots-âmes" ; originale, de par le regard neuf qu’elle
nous invite à avoir sur l’intention de toute pratique.

Le Kototama est une pratique du Son qui
a été conservé au Japon depuis des millénaires.
En japonais, kototama signifie "mot-âme" ou
"esprit du mot" : cet
art de la pratique du Son, caché volontairement pendant des millénaires,
sous-tendant les mythes du Shinto et conservé sous le sceau du secret dans la
famille impériale du Japon, a été dévoilé par l'Empereur
Meiji à la fin du XIXeme siècle, et a commencé à être
transmis en occident au milieu du XXeme
siècle, par
Nakazono Sensei.
Morihei
Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido, en fut un ardent pratiquant,
et en disait :
"Il n'y a pas d'Aikido sans Kototama : l'Aikido est une méthode de fusion
avec Kototama, l'esprit de l'univers… l'aikido est né à travers l'écho du son…"
Les "mots-âmes" sont les sons purs qui cristallisent les
vibrations originelles que nous percevons ensuite comme couleur, son et forme,
dans le monde manifesté. Avant que toute manifestation soit perceptible dans le
plan matériel, son essence vibre, résonne sur les plans subtils : ainsi,
chaque
principe manifesté par la couleur, le son ou la forme, a un kototama, un "mot-âme",
une vibration principielle sacrée qui contient son essence, et en permet la
manifestation. Ces "mots-âmes" n'ont de signification dans aucune langue : ils
sont le substrat vibratoire essentiel de toutes les langues. Ainsi, l'intégration
du principe de Kototama permet de décoder le sens originel des
mots, quelle que soit la langue à laquelle ils appartiennent :
Kototama est la source du langage originel...
Kototama,
le chant des "mots-âmes", nous invite à l'écoute de l'Etre, à la
présence simple à l'Ici-Maintenant, par la résonance intérieure des sons
originels.
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Molécules sonores manifestant la
conscience au sein de la matière
Chaque kototama est composé de "sons-mères" (voyelles)
et de "rythmes pères" (consonnes).
Les "sons-mères" sont les cinq puissances, c'est-à-dire les cinq énergies dont
le potentiel est utilisable par l'homme.
Les "rythmes-pères" sont les huit pouvoirs, c'est-à-dire les huit façons
d'utiliser les cinq énergies mises à disposition par les sons-mères.
Dans un premier temps, le chant
quotidien des mots-âmes contribue, par une restructuration progressive
des plans physique, énergétique, émotionnel et mental, au dépassement des
blocages intérieurs et à une unification et un apaisement de l'ego
(un ego trop en souffrance attire sans cesse notre attention, la détournant de
notre nature véritable).
Dans un deuxième temps, la pratique des
« mots-âmes » permet de s’arracher de la « zone d’attraction égotique » par leur
effet direct sur les ondes cérébrales :
ceci facilite la transformation de
la dimension perceptive dans laquelle peuvent alors s’ouvrir (pour un moment)
des espaces de silence intérieur au sein desquels la dimension
silencieuse, neutre, transparente de « Cela qui perçoit » peut commencer à être
rencontrée…
Par son action directe sur le cerveau, cette pratique contribue à nous aider à
sortir des "autoroutes neuronales" qui pérennisent l'image-moi identifiée.
Dans un troisième temps, la pratique des
kototama offre un soutien énergétique précieux sur le sentier de la Libération,
favorisant la stabilisation d'une conscience établie dans la perception directe
de notre nature originelle…
Kototama, le chant des "mots-âmes", nous invite à l'écoute de
l'Etre, à la présence simple à l'Ici-Maintenant, par la résonance
intérieure des mots-âmes.
Jour après jour, le chant des kototama construit un "nid" sonore
au coeur duquel Aoi Tori, l'Oiseau Messager du Silence Originel, peut
redéployer les ailes de la Conscience toujours Eveillée à Elle-Même... Dans
cet espace de conscience, Kototama retrouve alors sa fonction première :
être non pas une pratique, mais le Chant de l'Unité se goûtant et se
célébrant en tout ce qui est...
La prononciation (murmurée, parlée, chantée) des kototama est une
invitation à entrer dans le son, à le ressentir en nous jusqu'à "devenir" le son
prononcé, afin de retrouver au centre de nous notre note fondamentale,
expression de notre identité profonde. En nous permettant
de reconnecter l'essence de toute chose, c'est notre propre nature essentielle
et originelle que le Kototama nous permet de retrouver.
Le Kototama est une voie à part entière,
pont sonore entre esprit
et matière, dont la pratique permet de retrouver au centre de nous l'espace de paix et de
sérénité à partir duquel notre nature profonde peut pleinement s'exprimer, dans
l'harmonie et la joie du Vivant qui est en nous.
Son enseignement millénaire propose de travailler sur
les trois plans, corps, âme et esprit :
- sur le corps, par la pratique de certains mouvements, ainsi que par la
transmission des In (sceaux, mudra en sanskrit) associés aux
mots-âmes ;
- sur l'âme, par la transmission et la pratique des mots-âmes ;
- sur l'esprit, par l'enseignement spirituel donné pendant les stages, et
plus que tout, par les espaces de présence offerts au coeur du silence...
Kototama est l'un des "moyens
habiles" donnés à l'homme pour goûter pleinement à sa nature véritable, et pour
l'incarner chaque jour davantage un peu plus, dans la présence à soi, la
bienveillance, la joie et la sérénité...
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Un temps de rencontre privilégié avec son espace intérieur
Par la prononciation des mots-âmes,
nous accédons peu à peu à l'espace d'attention silencieuse dans
lequel nous percevons notre nature originelle...
La pratique des mots-âmes peut
se faire en voix soufflée, murmurée, parlée, projetée ou chantée.
Aucun
apprentissage vocal préalable n'est requis, ni nécessaire pour la pratique de
Kototama. L'accent est porté sur la conscience intérieure, sur le ressenti
profond vécu par la personne au moment où elle chante un mot-âme, plus
que sur le son émis lui-même. En effet, le son émis est l'expression extérieure
de l'état de conscience intérieur vécu par la personne : les kototama
sont produits en nous, et se manifestent ensuite par le son. A ce titre, la
pratique de Kototama n'a pas pour objet ni pour objectif de produire des
sons "justes" ou "harmonieux", mais de s'ajuster avec son ressenti intérieur,
et d'être à l'écoute de ce qu'il exprime, à un instant précis...
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Incarnation du son par le mouvement
Depuis
des millénaires, des pratiques corporelles visant à incarner le son jusque
dans la matière ont été transmises dans les lignées du Son.
Ces pratiques se divisent principalement en deux branches :
- Shu-In : la pratique juste des Sceaux
de pouvoir
(In en japonais, mudras en sanskrit) reflétant dans
le corps, l'essence sonore des kototama
- Awitori no michi : intégration des kototama
par le mouvement. Les pratiques d'Awitori no michi comprennent
plusieurs enchaînements de mouvements qui permettent de développer notre
attention corporelle, instant après instant.

Polir le miroir intérieur
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Shira tama o
Hikari nashi tomo
Omou kana
Migaki tarazaru
Koto o wasurete
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Le Joyau
est terne :
je vois bien
que j'ai oublié
de le nettoyer... |
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Waka de Meiji Tenno |
 Misogi
est un temps de purification des plans physique, énergétique, émotionnel et
mental, offert par l'enseignant aux participants lors de chaque stage.
Par l'utilisation en conscience de ses instruments (percussions, gongs, bols
tibétains, flûtes, etc) et par le chant de mots-âmes spécifiques, l'enseignant
permet à chacune et chacun d'expérimenter un temps de lâcher-prise total dans le
ressenti de l'énergie des sons purs, et de vivre un temps privilégié de
libération des tensions et de purification des énergies physiques et subtiles...
Misogi est à la fois une douche et un massage sonore, nettoyant et
purifiant sur les trois plans, dans l'ici-maintenant, permettant, par la
résonance du son, de restaurer notre harmonie intérieure.
Vivre un Misogi est une expérience particulière, un moment de rencontre
avec l'âme du Son, un temps béni de reliance avec soi, dans lequel chacune et
chacun peut se retrouver dans l'espace sacré de la présence aimante et unifiée...
En plus des temps de Misogi offert par l'enseignant aux participants lors
des stages, la pratique de l'Onsei-Do
comprend l'enseignement de certaines pratiques de nettoyage par le son des émotions négatives, des
pensées obsédantes, des énergies viciées.
Ces pratiques sont transmises lors des séminaires, et peuvent ensuite être
pratiquées quotidiennement chez soi, comme des "douches" sonores permettant de se
nettoyer chaque jour de tout ce qui nous alourdit émotionnellement,
mentalement ou énergétiquement, et nous empêche d'être présent au Vivant qui
nous anime.

La
transmission sacrée des mots-âmes

Kototama est une pratique
qui se transmet "I shin den shin" (littéralement, en japonais, "de mon
âme à ton âme") par la reliance énergétique directe et la transmission
vibratoire du son entre l'enseignant et l'élève. On nomme cela Okugi no
Tsunagari :
c'est à dire la transmission
du "lien secret" permettant la pratique des mots-âmes dans la Lumière de Kototama.
Depuis plus de 3000 ans, les mots-âmes ont été ainsi transmis, dans une chaîne
sonore ininterrompue, reliant chaque nouveau pratiquant, à la source originelle du Son Source.
Il m'a souvent été demandé, par des personnes intéressées par Kototama,
si elles pouvaient apprendre sa pratique dans des livres, ou à travers des
cours écrits que je leur adresserai : ma réponse a été "non" aux deux
questions, pour les raisons évoquées ci-dessus. Kototama est le
Principe de Vie manifesté par le Son, dans les mots-âmes : à ce titre, il est
aisé de comprendre que sa transmission ne puisse se faire qu'en présence des
"Vivants" de l'enseignant et de l'élève.
A l'instar de la tradition Celte (gardienne d'une partie du Principe de
Kototama) dans laquelle l'enseignement des aspirants Bardes, Vates et Druides
était uniquement oral, la transmission du Kototama l'est
également,
afin de préserver le Vivant auquel elle relie...
Okugi no Tamaori, le
rituel de
transmission des mots-âmes est réalisée par l'enseignant lors de chaque
pratique du sons au cours de laquelle il enseigne de nouveaux mots-âmes aux
élèves : temps privilégié offrant aux participants la possibilité de se relier
davantage au principe de Kototama, véritable initiation individuelle au
cours de laquelle chaque élève a la possibilité de ressentir davantage l'âme
du son résonnant en lui...

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Pour découvrir en détail le contenu de l'enseignement :

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Extrait d'un article écrit par
Bruno Traversi en 2008 :
"L’idée et l’expérience d’un verbe que
l’humain porte, dont il est le vecteur, mais qui le dépasse est ce qui unit
toutes ces disciplines spirituelles. Il y a en fait deux façons fondamentales de
considérer la parole humaine. Soit nous la considérons comme formée par
l’individu, produit de l’individu dans son rapport à autrui, autrement dit telle
une parole dont la genèse s’explique par des facteurs psychologiques et
culturels. Chaque parole prononcée peut alors être considérée comme le fait de
telle ou telle personne. Soit elle peut être regardée, au contraire, comme
quelque chose de sacré qui traverse l’individu, dont la nature caractérise et
transcende l’humanité. C’est ce qui fait dire à Morihei
Ueshiba et à Goi Masahisa, son ami spirituel, que chaque parole dite, aussi
ordinaire soit-elle, alors même que nous croyons la créer au moment où nous la
prononçons, n’est en fait qu’une image d’une autre parole, plus haute et
créatrice, divine : «Le kototama, c’est la résonance qui précède la pensée et
qui amène le caractère et le son.[…] Lorsque sons et caractères sont
manifestés, c’est que la fonction du kototama, son action s’est déjà réalisée»
(Takemusu Aiki, volume 2, p.119). Alors, ce n’est plus l’individu qui forme la
parole, mais tout au contraire, c’est la parole qui forme l’individu, en le
faisant parler, en le faisant écrire, en le faisant agir. Dans une telle
expérience, la parole révèle en quelque sorte son autonomie, et c’est,
paradoxalement, en comprenant que la parole qu’il porte n’est pas son produit,
mais la manifestation d’une réalité plus universelle que l’individu peut
s’élever, progresser et dépasser son point de vue particulier. Ainsi pour
Ueshiba Sensei, il faut, pour s’approprier la parole
divine, accepter de se laisser agir par elle. Le kototama ne consiste
donc pas seulement dans la prononciation des sons et des mots mais plus
essentiellement dans le fait de recevoir une parole pour
en devenir le vecteur."
Plotin, philosophe néoplatonicien du IIIème siècle, dont l’ascèse consistait à
atteindre l’Un par un retour sur soi, disait de la parole, à
comparer avec l’extrait de Takemusu Aïki donné ci-avant : « La pensée de Dieu
est un Premier Principe dont la nôtre dérive et diffère. Comme la parole
extérieure n’est que l’image de la parole intérieure de l’âme, la parole de
l’âme n’est elle-même que l’image de la parole d’un principe supérieur. »
(Plotin, Ennéade II).
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plus sur l'Onsei-Do :

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