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Quelle est la différence
entre le Yoga du Son (Nada Yoga), le Mantrayana et la pratique du Kototama ? Premièrement, ces pratiques sont originaires d'Inde, alors que le Kototama
vient du Japon, où les textes parlant de son origine le décrivent comme un principe de
vie perfectionné il y a 56 000 ans par les ancêtres de toute l'humanité.
Deuxièmement, la différence majeure entre les pratiques précitées et le Kototama réside
dans le fait que les sons prononcés dans la pratique du Kototama sont des "sons
sources", c'est-à-dire des phonèmes dépourvus de sens dans les langues
conventionnelles (contrairement au Mantrayana dans lequel chaque mantra peut être
traduit, car composé de "mots"). Seuls les "bijas-mantras" du
Mantraya pourraient, dans l'esprit, être rapprochés des "sons purs" pratiqués
dans le Kototama.
Enfin, le Kototama n'est pas en soi une pratique, mais
désigne avant tout le principe du Son, agissant à travers les sons purs, ces
derniers étant ensuite utilisés dans l'ensemble des pratiques du son issues
de traditions de tous horizons.
Je chante faux : puis-je
pratiquer le Kototama ? On chante
ce que l'on entend... En fait, personne ne "chante faux" : ce que l'on nomme
ainsi vient d'une difficulté au niveau de l'écoute dans le fonctionnement de la boucle
audio-phonatoire. Des pratiques spécifiques sont enseignées dans le Kototama afin de
rétablir l'écoute nécessaire à l'émission des sons que l'on souhaite chanter.
Par ailleurs, la pratique du Kototama ne requiert aucune compétence sur le plan vocal :
tout le monde peut pratiquer, et ressentir le plaisir du Son résonnant en nous...
Peut-on utiliser les sons
du Kototama dans le cadre d'un processus de mieux-être
physique, énergétique, émotionnel ? La Voie du Kototama comporte des lignes de sons agissant sur le plan physique, sur le renforcement des organes internes ; sur le plan
énergétique, au niveau des méridiens et des chakras ; sur le plan émotionnel et
mental, au niveau des ressentis et des pensées.
Ces sons sont enseignés à tous les pratiquants du
Kototama, pour leur usage personnel uniquement. Lorsque la
question "quand pourrais-je utiliser les sons pour autrui ?" est
posée, la réponse donnée traditionnellement est : "pratique pendant sept
ans, et lorsque tu parviendras par le son à obtenir un mieux-être pour
toi-même, tu pourras alors te reposer la question de savoir si tu peux
l'utiliser pour autrui".
La transmission pour pouvoir utiliser le son
sur autrui n'est donnée (et sous certaines conditions) qu'à celles et ceux
qui sont déjà des thérapeutes dans leur vie quotidienne, toute pratique sur
autrui pouvant s'avérer dangereuse pour qui n'est pas suffisamment formé à l'accompagnement,
quel que soit le plan sur lequel celui-ci s'effectue.
Dans le cas d'atteintes physiques, l'utilisation des sons ne
peut EN AUCUN CAS se substituer à une visite chez le médecin, ou aux
traitements qui vous ont été donnés par un membre du corps médical.
Un médecin généraliste est actuellement formé en sept ans ; les Druides,
comme tous les sages de l'antiquité, recevaient une formation sur vingt ans
: vous semble-t-il normal de croire qu'une formation sur quelques week-end
pourrait vous conduire à un degré d'intégration suffisant pour pouvoir
tourner votre pratique vers autrui ?
Je conclurai sur ce sujet par une citation d'Yvan Amar (philosophe, décédé
en 1999, dont Marie de Hennezel a porté témoignage des derniers moments dans
son livre "Mourir les yeux ouverts") :
"Si quelqu'un me guérit et me retire mon mal,
j'entends aussi qu'il me hisse au niveau de conscience
que j'aurais atteint si j'avais moi-même résolu
ce que ce mal devait m'apprendre.
Sinon, s'il me laisse dans le même état de conscience
après m'avoir retiré mon mal,
il me vole l'outil de ma croissance
que peut être cette maladie..."
Quelle est la relation
exacte entre l'Aikido et le Kototama ?
Le
fondateur de l'Aikido, O Senseï Morihei Ueshiba disait : "Il n'y a pas d'Aikido
sans Kototama. L'Aikido est la mise en mouvement des "mots-âmes"..."
Masahilo Nakazono commentait ces paroles en disant : "L'Aïkido est né du
Kototama à travers Morihei Ueshiba. L'Aïkido est une pratique silencieuse des rythmes de
vie du Principe de Kototama par les Arts martiaux." O Senseï pratiquait
Kototama tous les jours, et en a enseigné le principe à seulement quelques proches
disciples : c'est la raison pour laquelle de nos jours, peu d'aikidoka connaissent cette
pratique, ou la connaissent sous une forme qui a été déformée au fil du temps et des
enseignants, qui n'avaient pas reçu de transmission spécifique pour l'enseigner.
Je suis tombé sur un site de Gendai Reiki
qui est assez critique sur la vision occidentale du kototama.
Ne sachant pas qui a tort et qui raison, j’aimerais
savoir quelle est votre opinion sur ce site et pourquoi.
Je n'ai pas d'opinion sur ce site...
Je constate simplement que ce qui y est écrit ne parle pas de ce que je
transmets...
Il me semble comprendre que la personne ayant rédigé ces pages, étant
japonaise, a vraiment à coeur de préserver les enseignements traditionnels
japonais : j'honore son intention !
En même temps, en la lisant, il me semble percevoir que certaines confusions
sont faites, apparemment dûes au fait que la rédactrice de ce site, bien que
japonaise, ne connait tout simplement les lignées de kototama
existant au japon...
Du coup, kototama est présenté comme un système "new age" (alors
qu'on en trouve trace depuis des millénaires au japon !) et ses
transmetteurs présentés comme des hurluberlus enseignant des "âneries"...
Je n'en veux pas à la rédactrice de ce site, car qui peut tout connaître ?
Là où j'apprécierais cependant de sa part plus de discernement, c'est
lorsqu'elle fait un amalgame entre les enseignants en kototama et une
secte d'extrême-droite japonaise japonaise (Amatsu Kyo) qui promouvait,
avant la seconde guerre mondiale, la suprématie de la race nippone, en lien avec d'anciens documents (Takeuchi)
dont l'authenticité a été mise en doute par des historiens japonais : le
fait que Nakazono Sensei (l'un des enseignants ayant transmis
Kototama du japon à l'occident) ait cité un passage des documents de
Takeuchi dans l'histoire qu'il retrace des origines de l'occultation du
principe de Kototama semble avoir suffi à la rédactrice de ce site
pour l'associer à cette secte, et en conclure hâtivement que lui et les
transmetteurs de sa lignée étaient dans une mouvance sectaire.
Pour rappel, la ville de Santa Fe
a remis en 1984 à Nakazono Sensei la distinction de "Trésor Vivant de Santa Fe". Au cours de la
session législative de 1985, le Sénat de l'Etat du Nouveau Mexique l'a honoré en
lui remettant la distinction de la "Réalisation Exceptionnelle", "pour avoir
inspiré et conduit le passage de la législation sur l'Acupuncture au Nouveau
Mexique, pour avoir établi des écoles et pour sa pratique professionnelle et sa
transmission de l'acupuncture dans l'état depuis 1972". Il semble peu
probable que des instances américaines légales auraient ainsi honoré le
"gourou" de quelque secte que ce soit...
Enfin, pour conclure, je rappellerai que la Bible a servi aussi bien à
justifier l'Inquisition, qu'à inspirer les actes de compassion les plus
élevés : c'est l'homme qui oriente le contenu des textes et leur donne le
sens qu'il souhaite... on ne saurait reprocher à Mère Theresa ou Soeur
Emmanuelle de citer la Bible, sous prétexte que des atrocités ont été
commises par le passé en s'appuyant sur ce même ouvrage !
Pour ma part, ma transmission de Kototama ne s'appuie sur aucun texte
et ne transmet aucune idéologie : pour moi, les kototama sont
simplement le chant de la Conscience, se goûtant, d'instant en instant, dans
tout ce qui est, en toute liberté !
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