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Le Chant du
Réveil
14 et 15 mai 2011 |

"Ce que vous êtes voit ce
qui est, et en fin de compte, se voit lui-même..."
"Dans la ville d'Ispahan, dans une
petite maison basse de terre ensoleillée, à la façade ornée d'un cadran solaire
à demi effacé, vivait un homme. Une nuit, il rêva d'une ville opulente, près
d'un fleuve traversé par un pont. Vers ce pont il avança et soudain fit halte,
émerveillé, au pied de la première borne. Là était, dans un grand coffre ouvert,
un prodigieux trésor de pièces d’or et de pierres précieuses. Enterré sous un
arbre, à l'autre bout du monde, dans cette cité magnifique. Tandis qu'il
contemplait ce mirifique trésor, il entendit une voix qui disait "- Tu es ici
dans la grande cité du Caire, en Egypte. Ces biens, ami, te sont promis". Il se
mit aussitôt en route en quête de ce trésor merveilleux, bravant mille dangers,
traversant moultes contrées, vivant péripétie sur péripétie. Enfin, après un
long voyage, il arriva enfin dans la cité de son rêve, et trouva le pont, et la
borne. Il courut vers elle, les mains déjà tendues à la fortune,
mais presque aussitôt se prit la tête en gémissant. Là n’était qu’un mendiant,
qui lui tendit la main en quête d’un croûton de pain. De trésor, pas la moindre
trace. Alors notre coureur de songes, à bout de force et de ressources,
désespéra. “A quoi bon vivre désormais, se dit-il. Plus rien de souhaitable ne
peut m’advenir en ce monde.” Le visage baigné de larmes, il enjamba le parapet,
décidé à se jeter dans le fleuve. Le mendiant le retint par le bout du pied, le
ramena sur le pavé du pont, le prit aux épaules et lui dit :
- Pourquoi veux-tu mourir, pauvre fou, par un si beau printemps ?
L’autre en sanglotant lui raconta tout : son rêve, son espoir de trouver un
trésor, son long voyage. Alors le mendiant se prit à rire à grands éclats, se
frappa le front de la paume, et désignant alentour comme un bouffon faramineux :
- Voilà bien le plus parfait idiot de la terre dit-il. Quelle folie d’avoir
entrepris un voyage aussi dangereux sur la foi d’un rêve ! Je me croyais
d’esprit malingre, mais après toi, bonhomme, je me sens sage comme un sain
derviche. Moi qui te parle, toutes les nuits, depuis des années, je rêve que je
me trouve dans une ville inconnue. Son nom est, je crois Ispahan. Dans cette
ville est une petite maison basse de terre ensoleillée, à la façade pauvrement
ornée d’un cadran solaire à demi effacé. Devant cette maison est un champ de
cailloux, au bout de ce champ une source et un figuier. Toutes les nuits, dans
mon rêve, je creuse un trou profond au pied de ce figuier, et je découvre un
coffre empli à ras bord de pièces d’or et de pierres précieuses. Ai-je jamais
songé à courir vers ce mirage ?
Non. Je suis, moi, un homme raisonnable. Je suis resté à mendier tranquillement
ma pitance sur ce pont fort passant. Songe, mensonge, dit le proverbe. Où Dieu
t’as mis tu aurais dû demeurer. Va, médite et sois à l’avenir moins naïf, tu
vivras mieux.
Le paysan, à la description faite, reconnut sa maison et son figuier. Le visage
tout à coup illuminé, il embrassa le mendiant éberlué par cet accès subit
d’enthousiasme et retourna à Ispahan, courant et gambadant comme un homme doué
de joie inépuisable. Arrivé chez lui, il ne prit même pas le temps d’ouvrir sa
porte. Il empoigna une pioche, creusa un grand trou au pied de son figuier,
découvrit au fond de ce trou un immense trésor..."
(Conte Soufi)

Nous sommes comme ce rêveur qui cherche un trésor en une contrée
lointaine, alors qu'il a toujours été là où il se trouvait...
Cependant, même si
nous "savons" cela, nous continuons à ne pas trouver ce trésor, soit parce que
nous en avons une fausse idée, soit parce que nous faisons une confusion entre
rêve et réalité, rêveur et rêvé... Et même lorsque nous avons réalisé ce qu'est
et où se
trouve le "trésor", il nous semble encore qu'il nous échappe parfois...
Le trésor dont il est ici question est la réalisation que
nous ne sommes pas ce que nous croyons être : la Conscience joue à s'oublier
en un "moi" dans lequel elle s'amuse à s'identifier... puis, à un moment donné,
elle se dévoile à elle-même...
Si cette phrase nous interpelle, si ce thème nous
intéresse, c'est que la Conscience, en nous, a commencé son chemin du retour
vers la révélation d'elle-même.Les étapes de ce chemin du retour sont décrites
dans les images colorées du Tarot...
Le livre d'images du Tarot est un de mes compagnons de
route depuis une vingtaine d'années : j'aime voir chacun de ses arcanes comme
l’illustration précise d'un mouvement de conscience particulier
permettant de se "réveiller" de l’identification erronée à nos sensations,
émotions et pensées...
Le Mat et les arcanes XV à XXI nous invitent tout particulièrement
au retournement de notre attention en vue de vivre l’expérience
directe de notre nature véritable.
Au fil des arcanes, seront partagés les "moyens précieux" permettant d'exercer
les deux grandes capacités de la conscience, l'attention et l'ouverture, l'intention du stage
étant de partager les "moyens habiles" permettant de nous réveiller de
l'illusion de l'identification au corps-mental.
Programme des pratiques de ce
week-end :
- les 7 clefs sonores (kototama,
"mots-âmes") des 7 arcanes XV à XXI,
permettant de favoriser l'expérience directe de notre nature véritable.
- sera également transmis et pratiqué l'ordre
des "rythmes-pères"
permettant d'altérer le conditionnement mental habituel, pour perce-voir la
réalité de Ce Qui Est.
A noter :
pas de pré-requis pour ce stage
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Date |
Ville |
Stage |
Modalités pratiques |
Bulletin Inscription |
Inscription en ligne |
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14 et 15/05/11 |
Paris (Vincennes)
(Centre Arkanciel) |
Le Chant du Réveil |
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